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Isabelle Peretz

4 novembre 2020 - Deux professeures de l’UdeM reçoivent des Prix du Québec

Le 4 novembre, le gouvernement du Québec a décerné, au cours d’une cérémonie virtuelle, des Prix du Québec à Isabelle Peretz et à Mireille Cyr pour leur contribution remarquable à leur champ d’activité.

Isabelle Peretz est lauréate du prix Armand-Frappier

Le prix Armand-Frappier est remis à Isabelle Peretz, professeure au Département de psychologie de la Faculté des arts et des sciences, qui a établi les bases empiriques des neurosciences de la musique.

Ce prix est la plus haute distinction attribuée par le gouvernement du Québec à une chercheuse ou un chercheur qui a contribué au développement d’un organisme de recherche ou qui s’est consacré à l’administration ou à la promotion de la recherche.

Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en neurocognition de la musique et de la Chaire Casavant en neuropsychologie et cognition musicale, Isabelle Peretz a fondé le plus important centre spécialisé dans la recherche en neurosciences de la musique, le Laboratoire international de recherche sur le cerveau, la musique et le son, qu’elle a codirigé jusqu’en 2018.

Les recherches d’Isabelle Peretz se concentrent sur les processus cognitifs en jeu dans les activités musicales. La professeure a ouvert la voie de la «neurocognition de la musique» en démontrant que la musique repose sur des bases neurologiques et cognitives pouvant être étudiées en laboratoire. Grâce à Mme Peretz, le Québec est aujourd’hui la référence mondiale dans l’étude du cerveau musical.

Isabelle Peretz accorde une immense importance au transfert des connaissances. Elle a ainsi publié 265 articles scientifiques, cités plus de 30 000 fois. Elle a supervisé 29 stagiaires postdoctoraux, 36 doctorants et doctorantes, 42 étudiants et étudiantes de maîtrise et près de 90 stagiaires de recherche. Elle a implanté en 2016 dans le baccalauréat en neurosciences cognitives de l’Université de Montréal une orientation Neurocognition de la musique, le tout premier parcours de ce type dans la Francophonie.

Il y a deux ans, elle a publié le livre grand public Apprendre la musique: nouvelles des neurosciences, paru depuis peu en anglais et déjà traduit en espagnol. Membre de l’American Psychological Association et de la Société royale du Canada, la chercheuse a reçu de nombreuses distinctions comme le prix Acfas Jacques-Rousseau (2009), le prestigieux prix Plasticité neuronale de la Fondation Ipsen et le Prix d’excellence du Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies. En 2018, elle a été nommée membre de l’Ordre du Canada et officière de l’Ordre national du Québec.

«Le fait que ce prix me soit remis par le Québec, qui m’a permis de réaliser mes rêves, est un cadeau supplémentaire», affirme-t-elle.

UdeMNouvelles

26 novembre 2020 - Isabelle Peretz gagne un prix Femmes de mérite du Y des femmes de Montréal

Isabelle Peretz, professeure au Département de psychologie de la Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal, remporte un prix Femmes de mérite, dans la catégorie Recherche et innovation, de la Fondation Y des femmes de Montréal. Cette récompense lui sera remise le 18 mars 2021.

Les prix Femmes de mérite soulignent le rôle des femmes dans l’avancement de la société en mettant en lumière leur engagement et leurs réalisations dans leurs sphères d’activité respectives ainsi que leur influence positive et durable dans la communauté.

Avec une poignée de passionnés de neurobiologie de la musique comme elle, Isabelle Peretz a fait de Montréal la capitale mondiale de l’étude du cerveau musical. Elle a été parmi les premiers à montrer que la musique peut être utile à la médecine: elle a démontré scientifiquement que la musique peut aider l’aphasique à parler, servir d’analgésique et stimuler la mémoire de la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer.

En 2005, elle a créé, sur le campus de l’Université de Montréal, le BRAMS, le Laboratoire international de recherche sur le cerveau, la musique et le son. Elle a obtenu, en 2007, plus de 14 M$ de la Fondation canadienne pour l’innovation pour acquérir l’équipement nécessaire à la concrétisation de ce centre unique, qui attire les meilleurs étudiants et scientifiques du monde entier.

Isabelle Peretz a obtenu de nombreuses distinctions prestigieuses, comme le prix Acfas Jacques-Rousseau (2009), le prix Plasticité neuronale de la Fondation Ipsen et le Prix d’excellence du Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies. En 2018, elle a été nommée membre de l’Ordre du Canada et officière de l’Ordre national du Québec. Elle a reçu, au début du mois de novembre, le prix Armand-Frappier, l’un des Prix du Québec.

3 avril 2019 - Des membres de l’UdeM remportent un prix Femmes de mérite du Y des femmes

La Fondation Y des femmes de Montréal a dévoilé les noms des lauréates de ses 26es prix Femmes de mérite. Deux professeures et trois diplômées de l’Université de Montréal figurent au nombre des gagnantes. Ces prix soulignent le rôle des femmes dans l’avancement de la société en mettant en lumière leur engagement et leurs réalisations dans leurs sphères respectives, ainsi que leur influence positive et durable dans la communauté. Cette distinction leur sera remise le 26 septembre au Windsor à Montréal.

Isabelle Peretz, professeure au Département de psychologie de l’Université, obtient un prix dans la catégorie Recherche et innovation. Neuropsychologue et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en neurocognition de la musique et de la Chaire Casavant en neuropsychologie et cognition musicale, Isabelle Peretz est cofondatrice du Laboratoire international de recherche sur le cerveau, la musique et le son. Elle y a réalisé l’essentiel de ses travaux de recherche. Au début de l’année, Mme Peretz a été décorée de l’Ordre du Canada pour avoir révélé les mécanismes neuropsychologiques qui permettent au cerveau de saisir la musique et pour avoir mis au jour les effets qui en découlent. 

Avec plus de 25 000 citations relatives à ses articles scientifiques, elle occupe aujourd’hui la 14e position parmi tous les chercheurs de l’UdeM, selon l’index Google Scholar.

Les recherches de la professeure Peretz ont pour point central les processus cognitifs en jeu dans les activités musicales. Elle a notamment démontré les fondements biologiques de la musique, le fait que celle-ci repose sur des bases neurologiques et cognitives pouvant être étudiées en laboratoire. Dans ses travaux, elle aborde également la compréhension fine du potentiel musical de la population en général. Mme Peretz a ouvert la voie de la «neurocognition de la musique» et en a fait un champ disciplinaire effervescent. Grâce à elle, Montréal est la capitale mondiale de l’étude du «cerveau musical».

Voir l'article sur la deuxième lauréate José Côté

14 janvier 2019 - Des membres de l’Université de Montréal décorés d’un insigne de l’Ordre du Canada

Isabelle Peretz, neuropsychologue et professeure au Département de psychologie de l'Université de Montréal, est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en neurocognition de la musique et de la Chaire Casavant en neuropsychologie et cognition musicale. Cofondatrice du Laboratoire international de recherche sur le cerveau, la musique et le son, elle y a réalisé l’essentiel de ses travaux de recherche. Mme Peretz entre à l’Ordre du Canada pour avoir révélé les mécanismes neuropsychologiques qui permettent au cerveau de saisir la musique et pour avoir mis au jour les effets qui en découlent. 

Avec plus de 25 000 citations relatives à ses articles scientifiques, elle occupe aujourd’hui la 14e position parmi tous les chercheurs de l’UdeM, selon l’index Google Scholar.

Les recherches de la professeure Peretz ont pour point central les processus cognitifs en jeu dans les activités musicales. Elle a notamment démontré les fondements biologiques de la musique, le fait que celle-ci repose sur des bases neurologiques et cognitives pouvant être étudiées en laboratoire. Dans ses travaux, elle aborde également la compréhension fine du potentiel musical de la population en général. Mme Peretz a ouvert la voie de la «neurocognition de la musique» et en a fait un champ disciplinaire effervescent. Grâce à elle, Montréal est la capitale mondiale de l’étude du «cerveau musical».

27 juin 2018 - Des membres de l’Université de Montréal sont décorés de l’Ordre national du Québec

L’Ordre national du Québec accueille des professeurs et des diplômés de l’Université de Montréal.

Des membres de l'Université de Montréal ont été décorés de l’Ordre national du Québec le 22 juin, à l’occasion d'une cérémonie qui s’est déroulée à la salle du Conseil législatif de l'hôtel du Parlement.

L’Ordre national du Québec est la plus haute distinction décernée par l'État québécois. Les récipiendaires de l'Ordre sont des personnes qui par leurs réalisations, leurs valeurs et leurs idéaux ont marqué l’évolution et le rayonnement du Québec.

«C'est, encore une fois, un réel plaisir pour moi d'accueillir des femmes et des hommes d'exception dans les rangs de l'Ordre national du Québec, et ce, au nom du peuple québécois. Ces personnes contribuent au rayonnement du Québec tout en repoussant les limites dans leurs sphères d'activité respectives. En ce sens, elles ont le pouvoir d'inspirer toute une société», a souligné le premier ministre, Philippe Couillard.

Professeure

 

Isabelle Peretz, professeure au Département de psychologie de l'Université de Montréal, est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en neurocognition de la musique et de la Chaire Casavant en neuropsychologie et cognition musicale. Elle codirige le Laboratoire international de recherche sur le cerveau, la musique et le son depuis 2005.

Les recherches de la professeure Peretz ont pour point central les processus cognitifs en jeu dans les activités musicales. Elle a notamment démontré les fondements biologiques de la musique, le fait que celle-ci repose sur des bases neurologiques et cognitives pouvant être étudiées en laboratoire. Dans ses travaux, elle aborde également la compréhension fine du potentiel musical de la population en général. Mme Peretz a ouvert la voie de la «neurocognition de la musique» et en a fait un champ disciplinaire effervescent. Grâce à elle, Montréal est aujourd’hui la capitale mondiale de l’étude du «cerveau musical».

2015 - Isabelle Peretz reçoit un prix majeur

Le Fonds de recherche du Québec – nature et technologies, accorde son prix d'excellence 2015 à Isabelle Peretz, professeure au Département de psychologie de l'Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en neurocognition de la musique. «Toute une belle surprise», commente la lauréate dans le train qui la transporte à Québec où une cérémonie a été préparée en son honneur, le 24 février. «C'est un prix qui me fait plaisir car il émane de mes pairs ici, au Québec ; de plus, il souligne ma contribution en recherche fondamentale», commente-t-elle.

Ce prix est assorti d'une bourse de 10 000$ et est accordé une fois par an pour souligner «la contribution exceptionnelle d'une chercheuse ou d'un chercheur universitaire à l'avancement des connaissances dans les domaines des sciences naturelles, des sciences mathématiques et du génie et la reconnaissance de ses réalisations et leurs retombées pour le Québec», comme le précise les règlements.

Il couronne pour la spécialiste du cerveau musical une année faste puisqu'elle a vu sa chaire de recherche du Canada être renouvelée pour sept ans, en avril dernier. De plus, ses fonds provenant des Instituts de recherche en santé du Canada et du Conseil de recherches en sciences et en génie du Canada ont été reconduits pour plusieurs années. De plus, Mme Peretz s'apprête à célébrer les 10 ans du Centre for Research on Brain, Language and Music (BRAMS), qu'elle a fondé en 2005 avec Robert Zatorre, de l'Université McGill. «Nous allons organiser une rencontre l'automne prochain pour tenter de planifier les 10 prochaines années du centre. Déjà, trois axes se dessinent : l'importance sociale de la musique, la neurogénétique et l'éducation», commente-t-elle.

Jouissant d'une excellente réputation à l'extérieur du Québec, le BRAMS fait converger des équipes multidisciplinaires autour du cerveau musical. Dans la seule équipe de Mme Peretz, on compte neuf étudiants au doctorat, trois post-doctorants et deux étudiants à la maitrise.

Enseignement, recherche et... guitare

En plus des cours Méthodes en psychologie cognitive et neuropsychologie et Neuropsychologie de la musique, qu'elle donne ce trimestre, Mme Peretz poursuit ses recherches sur la cognition musicale, son champ d'intérêt principal. Elle suit notamment la piste des personnes qui ont des déficits musicaux comme l'amusie congénitale afin de parvenir à identifier les gènes associés à la musique. Elle participe aussi à diverses expériences de transferts de connaissances. «Je suis régulièrement sollicitée pour prendre position sur les bienfaits de la musique dans le développement cognitif. Vous savez, on applique de plus en plus de compressions dans l'enseignement de la musique à l'école, ce qui prive les jeunes d'une précieuse formation.»

Son dernier passage au collège d'Alma, au Lac Saint-Jean, n'est pas passé inaperçu puisqu'un journaliste du Quotidien, Daniel Côté, a donné écho à ses propos. «Depuis le temps qu'on en parle, il était opportun qu'une personne faisant autorité au sein du monde scientifique le confirme. Oui, la musique favorise le développement cognitif des personnes qui en écoutent ou qui en jouent, a démontré Isabelle Peretz, hier, lors d'une conférence», pouvait-on lire dans son article paru le 20 février.

L'année 2015 marque un autre renouveau pour l'universitaire : la pratique d'un instrument de musique. Elle a joint l'Orchestre de guitare de la Société de guitare de Montréal, qui compte 24 musiciens sous la direction de Dave Pilon. «Après avoir délaissé la pratique musicale pendant une trentaine d'années, j'y suis revenue avec beaucoup de plaisir», signale la guitariste.

Preuve que la scientifique n'est jamais très loin derrière la femme d'action, elle a entamé un projet de recherche avec Isabelle Héroux, professeure de didactique à l'UQAM, sur les meilleures formules de répétition. Son hypothèse : les pratiques par section, qui sont la norme dans le milieu, ne seraient pas les plus efficaces. Il vaudrait mieux pratiquer en quatuor à plusieurs voix plutôt qu'en regroupant les musiciens d'après leur instrument (violons avec violons, altos avec altos, etc.). En deux temps trois mouvements, le protocole était prêt et les sujets de recherche rassemblés.

Mais cela ne fait pas oublier le premier plaisir de Mme Peretz : faire de la musique d'ensemble. Elle en est plus que jamais convaincue : la musique aide à vivre en harmonie.

Source : UdeMNouvelles